S.M. Ekwalla Essaka Frédéric James — Chef Supérieur du Canton Deïdo
L'origine des Deïdolais reste entourée de riches traditions orales, parfois contradictoires. Le récit le plus répandu situe leur ancêtre éponyme, Ebele, comme un homme d'origine Abo parti de son village natal à la recherche de sel et gagnant peu à peu la côte, laissant en chemin des groupes à Loum, Penja, Njombé et Mbanga. Arrivé chez les Duala, Ebele s'unit avec Jinge, puis eut d'autres épouses réparties dans deux foyers — celui de Jinge et celui de Moula. De leurs descendances naquirent les cinq grands lignages qui composent aujourd'hui le canton : Bonajinge, Bonamoudourou, Bonateki, Bonatene et Bonantone.
Les Deïdolais se distinguent par un trait culturel marquant : chez eux, tous les rapports sociaux sont avant tout des rapports de parenté. Réputés peu rancuniers mais fiers, économes et attachés au savoir, ils cultivent un art de la solidarité communautaire incarné par le fameux « Deido Match », élan collectif pour venir en aide à l'un des leurs en difficulté. Le canton, historiquement rattaché puis émancipé de la tutelle d'Akwa autour du règne d'Epeye Ekuala Eyum, entretient un lien profond avec le fleuve Wouri qui borde son territoire. La tradition situe leur installation au lieu actuel autour de 1798.
🌊 Peuple de l'eau

