Canton Bodiman

S.M. Ngalle Édouard — Chef Supérieur du Canton Bodiman

Aux origines du canton

Établis le long du fleuve Wouri-Nkam, dans la région du Littoral, les Bodiman appartiennent au grand groupe Sawa et s'expriment dans une langue proche de l'ewodi et du duala. Leur fondateur, Mbondo II Male, était surnommé « Dima » — la muraille marquant la fin du fleuve, empêchant quiconque d'aller plus loin — d'où le nom Bodiman, désignant ses fils et descendants. Après de multiples tribulations le long du Wouri, ce peuple se sédentarisa au 18e siècle sur le site qu'il occupe aujourd'hui, non sans heurts : à l'orée du 19e siècle, deux guerres successives les opposèrent aux Ewodi, premiers occupants des rives.

C'est de ces conflits qu'est née la mythique forêt de Koro Mabuma, à Mandimba : une muraille de 51 baobabs sacrés plantés côte à côte, qui servait à la fois de poste de guet pour les sentinelles et de frontière infranchissable entre les deux communautés. Situé dans la vallée alluvionnaire du Nkam, en aval de Yabassi, le canton s'étend le long des deux rives du fleuve, de la chute de Ndokoko au confluent de la rivière Dibombè. Ses eaux poissonneuses et ses terres alluviales, propices à la pêche artisanale et à la culture du plantain, de l'igname et des agrumes, en font aujourd'hui un site autant économique que touristique et patrimonial.

🌳 51 baobabs sacrés
S.M. Ngalle Édouard
51
Baobabs sacrés
18e s.
Sédentarisation
Koro Mabuma
Forêt sacrée
S.M. Ngalle Édouard

Le Chef Supérieur

S.M. Ngalle Édouard
Chef Supérieur du Canton Bodiman

Le Ngondo en images